Fondation A & P SOMMER – mai 2026
Mobilisée au cours de l’année 2025 par la Fondation A & P SOMMER, cette enquête a recueilli 1 500 réponses pour un état des lieux des pratiques de médiation animale dans les établissements sanitaires, médico-sociaux, judiciaires et auprès des prestataires.
L’analyse de cette enquête met en avant notamment :
- l’importance du secteur médico-social
- la place centrale du chien dans les pratiques
- les enjeux croissants de formation et de bien-être animal
Dans le document relatif à cette enquête, la Fondation A & P SOMMER donne une nouvelle définition à la médiation animale : « Méthode d’intervention fondée sur les liens bienfaisants et respectueux entre l’humain et l’animal, mise en œuvre par un professionnel formé, avec des objectifs préventifs, éducatifs, pédagogiques ou thérapeutiques, au bénéfice de personnes fragilisées »
La fondation souligne la terminologie « médiation animale » une référence en France qu’elle soutient et structure dans ses travaux de professionnalisation du secteur depuis la fin des années 2000.
https://fondation-apsommer.org/
En rappel du côté de MEDI’ÂNE, quant à l’évolution de la terminologie utilisée pour nommer les pratiques d’activités assistées par l’âne :
- Avant les années 2000 en référence à l’équithérapie, nous avons utilisé la terminologie « asinothérapie » en rapport de l’existant avec le cheval.
- A partir de 2002, devant la diversité des projets d’accompagnement éducatif, pédagogique, social, médico-social et psychothérapeutique et des compétences qui s’y rattachent, nous avons opté pour la terminologie « asino-médiation ».
- Au cours de l’année 2005, les allers-retours entre pratique et théorie nous ont conduits à travailler sur le sens de ce que recouvre le terme de « médiation ». Nous avons posé la médiation avec l’âne en tant qu’articulation purement de l’humain. L’âne dans ce dispositif, est investi avec ce qu’il est, sa nature, son histoire, son moment présent. Il n’a aucune intention sinon celle d’être en confort dans des relations interspécifiques. Les conditions de sa présence lors des séances de médiation sont à bien appréhender pour que les situations d’interactions puissent se mobiliser de façon harmonieuse et en sécurité, tant du côté de l’humain que de l’âne.
La terminologie « médiation asine » a donc été adoptée. Le trait d’union du terme « asino-médiation » apportait comme une exigence d’obligation contraignante vers l’âne. Hors des situations et certaines conditions peuvent générer un inconfort, une indisponibilité chez l’âne et il ne s‘agit surtout pas de faire de l’âne un objet de nos propres représentations et intentions.
- Vers la fin des années 2000, notre choix s’est vu conforté par le positionnement de la Fondation A & P SOMMER qui a initié la terminologie « médiation animale ».
- Aujourd’hui nous sommes enclins à préciser l’orientation du travail de médiation asine au regard du projet vers le bénéficiaire et des compétences professionnelles qui s’y mobilisent : médiation asine à visée éducative, à visée psychothérapeutique, à visée pédagogique etc. …
Nous sommes aussi interpellés par le fait que le monde de la médiation équine prenne peu en compte l’existence du travail avec l’âne. L’âne est un équin à part entière et selon nous il va de soi qu’il pourrait être adopté la terminologie médiation équine avec le cheval, médiation équine avec l’âne et parfois même mais plus rarement avec des mules, voir des bardots.
Au niveau de la définition de la médiation asine, elle s’est précisée au cours de l’année 2009 et demeure une référence auprès des praticiens du réseau MEDI’ÂNE « Recherche des interactions positives issues de la mise en relation, de manière intentionnelle et réfléchie, humain-âne, en vue, notamment, de produire un changement bénéfique chez l’individu présentant certaines difficultés d’adaptation »
