« De l’animal à l’âme, Du lien au soin » – KERY’ÂNE Elliant – Finistère
L’association MEDI’ÂNE et KERY’ÂNE ceux sont réunis pour organiser deux journées consacrées à la médiation animale avec le concours de Sandrine WILLEMS, auteur de « L’animal à l’âme » paru aux éditions Seuil en 2011.
Plus de quarante personnes, venues principalement du Grand Ouest et des Pays de Loire, ont participé à ces journées fructueuses et riches en débats, questionnements et partages d’expériences. Parmi ces personnes certaines étaient impliquées dans des activités de médiation animale, représentant plus d’une quinzaine de structures ou organismes proposant des projets d’interventions assistées par l’animal.
Un premier temps fort, avec Sandrine WILLEMS, philosophe, écrivaine et psychologue clinicienne a ouvert ce weekend de travail. Cette figure émergeante dans le domaine de la médiation animale œuvre dans sa pratique et ses recherches, à l’exploration des bienfaits de la présence animale dans le soin et l’accompagnement de personnes en difficultés sociales et psychologiques. C’est dans cette dynamique que MEDI’ÂNE a rencontré Sandrine WILLEMS lors d’une formation « L’âne dans un travail de lien social ».
Xavier SEVERIN, formateur action-social, est également intervenu sur l’histoire du lien à l’animal, le concept de médiation et les apports de l’animal dans une démarche éducative. Il intervient au sein de l’équipe pédagogique lors des temps de formation MEDI’ÂNE
Des temps de pratiques, en sous-groupe, ont été mis en œuvre « Approche, contact et mise en lien avec l’âne » autour des 7 exercices fondamentaux de la méthode PARELLI. Ils ont été menés par Isabelle POSTEC de KERY’ÂNE, Manée BAJEUX SEVERIN de MEDI’ÂNE et Sandrine WILLEMS formée à la méthode PAREELI.
La méthode PARELLI oriente les interactions homme-cheval sur la compréhension, le respect mutuel et la communication non-verbale. Le travail reste entier dans cette approche de chuchotage auprès des ânes qui ont une physiologie et des comportements bien différents de ceux du cheval.
Depuis plusieurs années, la présence animale est introduite comme espace de médiation. Le 21ième siècle fait exploser cette possibilité de travail avec l’animal dans le soin et l’accompagnement social et médico-social. Des expérimentations et études mettent en lumière les effets bénéfiques des interactions homme-animal que ce soit au niveau comportemental ou somatique. Outre le bien être que la présence animale peut générer, les constats peuvent s’exprimer sur le plan psychologique et comportemental avec un rapport à soi et à son environnement plus aisé mais aussi sur le plan de la mobilisation corporelle, de la connaissance et de l’estime de soi. L’animal ne porte aucun jugement et fonctionne hors les mots, ce qui ouvre à une dynamique où des possibles à être et s’exprimer peuvent s’avérer, si toute cette alchimie est conduite dans le cadre construit des suivis des personnes à qui on propose cet espace d’activités et de mobilisations.
Le Canada et d’autres pays anglo-saxon ont, depuis plus de 10 ans, exploré cet espace de médiation et intègrent la présence animale dans des protocoles de soin et d’accompagnement au même titre que d’autres supports d’activités thérapeutiques ou éducatives. Les études scientifiques actuelles en France, les dynamiques d’expériences professionnelles, la naissance de formation ou diplôme universitaire vont venir sûrement asseoir cette démarche en médiation animale.
Pour KERYANE, qui depuis une dizaine d’année propose un espace de travail en médiation asine vers les institutions spécialisées, ces deux jours ont été intenses et riches. Ils augurent d’une belle dynamique à poursuivre l’aventure avec d’autres temps forts en médiation animale ou asine.
